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Mes souvenirs du professeur Hamidullah – Daniel-Youssof Leclercq

Mes souvenirs du professeur Hamidullah – Daniel-Youssof Leclercq

Je suis par nature assez défavorable aux commémorations en tous genres, mais je vais faire exception pour témoigner de ce que je dois à celui que je considère comme mon maître, quand bien même je conviens que je suis indigne du statut d’élève ou de disciple.

Le professeur Hamidullah a durablement modelé mon esprit et je lui dois énormément. Il n’aurait pas aimé l’hommage que je vais lui rendre, car, par modestie et humilité, il s’est toujours effacé derrière ses travaux en se voulant un simple transmetteur de connaissances. Chez lui, jamais de cérémonial et de solennité, mais toujours une extrême simplicité quand ce n’était pas carrément l’anonymat, et surtout pas de culte de la personnalité. Pour l’anecdote, il était réfractaire ou plutôt farouchement opposé à ce qu’on le prenne en photo ou en vidéo et, pour dissuader les paparazzis et échapper à leurs objectifs, il leur opposait les fameux hadiths concernant la proscription des images : « Celui qui dessinera la figure d’un être animé sera torturé et contraint de lui donner le souffle de vie, mais il n’y parviendra pas » ou « Au jour de la résurrection, les hommes qui éprouveront de la part de Dieu les plus terribles châtiments seront les peintres (d’images figurées). »

Il ne consentait à se faire photographier que pour se faire confectionner ses pièces d’identité obligatoires. Il est toujours étonnant de ­constater que certains de ceux qui prétendent l’avoir connu et apprécié se sont fourvoyés en illustrant leurs articles avec des photos volées du Professeur, puisque c’était contre sa volonté expresse.

Je n’entrerai pas dans les détails de la vie privée du Professeur. Je me contenterai de relater son comportement public ou assumé et ses traits de caractère marquants et exemplaires. Des traits de caractère qui sont de nos jours tellement rares, y compris chez ces prédicateurs stars qui se piquent de donner des leçons d’Islam dans les mosquées ou sur les réseaux sociaux. Si l’énumération des qualités islamiques hors normes du Professeur pouvait inspirer les mieux intentionnés, ce serait déjà ça. On a le droit de rêver.

J’ai eu la chance et le privilège de côtoyer le professeur Hamidullah pendant une quinzaine d’années, de mes 25 à mes 40 ans, et de ses 70 à ses 85 ans. Tout d’abord, pendant deux à trois ans, nos relations ont été épistolaires, c’est-à-dire par courrier postal, puisqu’il habitait Paris et moi à 350 km de là, à Calais, dans le nord de la France. Je n’étais musulman que depuis quelques années et mes connaissances étaient relativement limitées, aussi bien dans ma langue maternelle, le français, qu’en langue arabe que j’ai étudiée tant bien que mal par correspondance.

Pour mémoire, pour les plus jeunes, rappelons qu’à l’époque, il y a cinquante ans, il n’y avait pas d’Internet, mais uniquement les livres, les cassettes audios et le bouche-à-oreille pour se cultiver religieusement. Les mosquées étaient bien moins nombreuses qu’aujourd’hui et quasiment absentes des petites villes comme celle où j’habitais. En tant que nouveau converti, j’étais avide d’apprendre et de maîtriser ma religion et ce fut une occasion exceptionnelle pour moi de pouvoir profiter des connaissances du professeur Hamidullah qui se faisait un devoir de se rendre disponible pour servir autrui et qui a été plus qu’attentionné envers moi et mes nombreuses sollicitations.

Le professeur Hamidullah avait une grande réactivité et répondait rapidement par retour de courrier à ses correspondants et aux demandes des inconnus. Les courriers électroniques n’existaient pas à l’époque, rappelons-le aussi pour les plus jeunes. Le Professeur estimait que la réponse aux courriers était une obligation islamique. Il arguait qu’ils comportaient des salutations (salâm) auxquels un musulman était impérativement tenu de répondre. Il qualifiait d’ailleurs régulièrement de secte des sukûtiyya (les silencieux) et de paresseux ceux qui négligeaient ou tardaient à répondre aux lettres. Le professeur Hamidullah avait d’excellentes manières et était extrêmement poli. Il était toujours très ponctuel et il va sans dire qu’il honorait scrupuleusement ses rendez-vous et ses promesses, quoi qu’il puisse lui en coûter. Il n’était jamais en retard, car il prenait ses dispositions pour toujours être en avance afin de ne pas être surpris par le moindre contretemps.

On est loin du comportement généralisé des musulmans contemporains qui prétextent les motifs les plus divers pour justifier de n’être pas à l’heure convenue et trouvent cela complètement normal.

Quand j’ai déménagé en région parisienne, j’ai commencé à rendre visite régulièrement au Professeur, souvent après ma journée de travail, pour lui poser diverses questions et satisfaire ma curiosité religieuse sur de nombreux points. Malheureusement, contrairement à nos échanges par écrit, il ne reste aucune trace transmissible de nos conversations. Le Professeur m’a alors proposé de l’aider dans certains de ses travaux, en particulier pour dresser un index de la traduction du Sahîh al-Bukhârî en français. Comme l’informatique n’était pas encore répandue dans le grand public, il rédigeait pour chaque mot présent dans les hadiths une petite fiche informative qui devait ensuite être découpée et classée par ordre alphabétique. C’est ainsi que je me suis retrouvé à le fréquenter encore plus assidûment plusieurs jours par semaine, pendant plusieurs heures, au cours desquelles je l’ai interrogé sur les nombreux thèmes abordés par al-Bukhârî dans son Sahîh.

J’accomplissais donc régulièrement avec lui les offices de prière de ‘asr, de maghrib ou de ‘ishâ’, en fonction des périodes de l’année, et je peux donc témoigner de sa dévotion et de sa méticulosité religieuse à observer les offices de prière dans les temps ainsi que le jeûne. En sa compagnie, j’ai pu aborder au quotidien bien des sujets qu’il m’a patiemment explicités, aussi bien sur les rites que sur le droit musulman. J’ai eu le privilège de vivre à son rythme. Plus je le fréquentais, plus il devenait exigeant envers moi, avec mon assentiment, et plus il me modelait. Autant je constatais qu’il en incitait d’autres à recourir aux facilités offertes par la religion, autant il ne me les concédait pas, sachant ce que j’étais capable d’endurer pour devenir meilleur.

Le professeur Hamidullah était affilié à l’école shâfi’ite et suivait strictement ce madhhab, cette école juridique, disant qu’il n’était pas du niveau de l’imam al-Shâfi‘î pour discuter et remettre en question ses enseignements. J’ai naturellement adopté ce madhhab pour imiter ses pratiques. Précisons aussi que, alors qu’il connaissait pourtant mieux que quiconque les différents madhâhib, il ne picorait pas à droite et à gauche comme certains réformateurs le préconisent. Le professeur Hamidullah avait une grande rigueur d’observation rituelle.

Par exemple, dans le domaine alimentaire, pour ne pas risquer de consommer ce qui n’était pas halal, il s’était improvisé quasiment végétarien, et son physique — assez malingre, disons-le respectueusement — reflétait clairement son manque d’intérêt pour la bonne chair et les repas copieux. Dans les domaines qu’il ne maîtrisait pas, comme la composition des produits alimentaires, il était très méfiant et il m’a fait l’honneur de s’en remettre à moi pour l’éclairer sur les aliments occidentaux sur lesquels il avait des doutes. Cette rigueur était bien au-delà des préoccupations des musulmans ordinaires.

En sus de son humilité, hors norme pour une telle personnalité, le Professeur avait une curiosité ­intellectuelle jusque dans des détails insignifiants, sans jamais craindre de passer pour un ignorant. Je me souviens qu’il m’a demandé, au détour d’un de ses courriers, alors que j’habitais à Calais : « Qui est cet Auguste Rodin dont votre rue porte le nom ? »

Amoureux de la langue arabe, le Professeur était un ardent militant de l’arabisation qu’il estimait être une clé pour approfondir l’Islam. Il préconisait même d’arabiser l’écriture de la langue française, et d’autres langues latines d’ailleurs, et encourageait les nouveaux étudiants à s’y exercer pour se familiariser avec l’alphabet arabe et la graphie dans leur langue maternelle. Ainsi, le Professeur n’acceptait pas du tout le recours à une autre langue que l’arabe pour délivrer les sermons du vendredi, estimant que les deux sermons de cet office solennel de Jumu‘a se substituaient aux deux raka‘ât manquantes de l’office de midi habituel qui sont obligatoirement en arabe. Il préconisait de traduire le sermon avant ou après l’office solennel pour ceux qui en avaient besoin.

C’est ainsi que lorsque je l’ai invité à donner une conférence à Calais un vendredi soir en 1978, le Professeur a été amené à officier le Jumu‘a dans la journée, dans une petite mosquée au sein de la centrale nucléaire de Gravelines en construction. Il a reproduit à l’identique le premier sermon du saint Prophète à son arrivée à Médine, en arabe exclusivement évidemment, lequel a duré moins de 5 minutes. De quoi donner à réfléchir à tous ces imams qui endorment les fidèles chaque semaine avec des sermons à rallonge, autant insipides que soporifiques.

Le professeur Hamidullah était très scrupuleux dans ses échanges avec les tiers. D’abord, quand il avait commandé quelque chose à quelqu’un, il refusait obstinément qu’on la lui offre sans régler la note, même pour une valeur insignifiante. Ensuite, il répugnait à recevoir des cadeaux ou une quelconque rétribution même en contrepartie d’un service qu’il aurait rendu. S’il ne pouvait pas faire autrement que de les accepter, pour éviter de fâcher quiconque, il s’en débarrassait ensuite en les distribuant au premier venu. Relatif à cette rigueur morale, Il aimait à rappeler cette anecdote sur son père qui avait deux stylos, l’un fourni par son administration pour son activité professionnelle et l’autre acheté par lui, pour son usage personnel.

Comme le Professeur était assez facétieux, il lui arrivait parfois d’interroger ceux qui assistaient à ses conférences sur des questions « pièges » comme : « Si vous recevez un courrier postal et que le timbre-poste n’a pas été oblitéré, est-ce que vous l’utiliserez pour un prochain envoi ou le renverrez-vous à l’expéditeur ? » Ceux qui voulaient paraître les plus honnêtes choisissaient la deuxième option, c’est-à-dire de renvoyer le timbre à l’expéditeur. Il discréditait alors les deux options en arguant qu’il fallait détruire le timbre puisqu’il correspondait au coût d’acheminement unique de la lettre ou du colis.

Très généreux envers autrui, le professeur Hamidullah était pour lui-même économe à l’excès. Alors qu’il pouvait aisément se le permettre, il a habité une chambre de bonne sans grand confort au quatrième étage d’un immeuble sans ascenseur pendant les cinquante ans qu’il a passés en France. Il portait des vêtements assez ordinaires, mais il était toujours habillé convenablement, arborant communément un chapeau et une cravate. Pour se déplacer, il ne prenait jamais le taxi, mais toujours les transports en commun quand il ne pouvait s’y rendre à pied. Son alimentation était frugale et il préparait souvent d’un seul tenant ses repas de midi et du soir. S’étant rendu compte que les pâtes et les pommes de terre à l’eau avaient le même temps de cuisson, il les cuisait ensemble dans la même casserole pour économiser du temps et de l’énergie.

Son désintéressement était total. Aucune recherche de gain, aucun avantage personnel pour ses travaux, ses articles et ses livres qu’il faisait publier sans autre contrepartie que d’en obtenir quelques copies pour offrir aux amis. Il déclinait rarement les invitations à conférer où que ce soit en France ou à l’étranger et s’y rendait en refusant qu’on rembourse son déplacement et son hébergement. Il refusait les honneurs et les distinctions jusqu’aux récompenses prestigieuses et financières comme le prix Faysal d’Arabie saoudite. Il était plus fier de son attestation de mémorisation du Saint Coran par son maître coranique que de ses doctorats allemand et français. Dans ses vieux jours, il lui a été proposé de prendre sa retraite à La Mecque ou à Médine et il a décliné l’offre. Par contre, il insistait fortement pour dédommager ceux qui lui rendaient le moindre service et s’irritait en cas de refus, comme ce fut le cas lors de ses quinze jours de convalescence chez moi à Bobigny après son hospitalisation en 1983.

Régulièrement, le professeur Hamidullah m’offrait des copies ou des exemplaires de ses ouvrages dont j’avais entrepris la collecte pour ma culture personnelle et pour les préserver de l’oubli. Il a eu la gentillesse de me confier le cahier personnel où il recensait ses travaux pour que je le photocopie et que je puisse être en mesure de solliciter de lui une copie des ouvrages y figurant et ayant mon intérêt. Ce recensement de milliers d’articles et de centaines de livres dans une demi-douzaine de langues, si je ne me trompe pas, dont l’ourdou, l’arabe, l’anglais, le français, le turc, l’allemand, m’ont fait prendre encore plus conscience de l’ampleur de son activité. Il était infatigable et ses recherches ont traité de domaines très variés, allant du droit international à la botanique et à l’astronomie, de la science du Coran à l’histoire du Hadith, de la critique d’ouvrages orientalistes à l’étude comparative si ce n’est critique des autres religions. Petite mise au point en passant : j’aimerais que ceux qui prétendent qu’il maîtrisait vingt-deux langues (dont le thaï) me les énumèrent et produisent des articles ou des livres de lui dans d’autres langues que celles que j’ai citées.

Le professeur Hamidullah donnait des causeries hebdomadaires tous les dimanches après-midi sur des sujets se rapportant à l’Islam, à son histoire et à sa pratique en ne recourant qu’à quelques notes manuscrites pour tout support comme aide-mémoire. Ensuite, il répondait aux questions des auditeurs qui n’étaient parfois pas très nombreux. Quelle que soit l’assistance, il conférait de la même manière sans s’y soustraire. Il ne dérogeait à cette tradition que lorsqu’il était en déplacement ou très malade. Il profitait de l’occasion aussi pour donner rendez-vous aux intéressés pour enregistrer et certifier leur conversion officielle à l’Islam, indispensables pour effectuer les pèlerinages à La Mecque, et pour célébrer des mariages religieux.

Bien que très affairé dans ses travaux, il gardait une grande disponibilité et avait beaucoup de considération pour ses semblables. Il était poli à l’excès au point de ne jamais refuser les sollicitations, y compris financières : prêter de l’argent à fond perdu, donner gratuitement des cours jusqu’à des illettrés, être incapable de chasser les importuns, etc. Un jour où je le visitais pour une réunion de travail, j’ai trouvé chez lui une hôtesse d’accueil revêtue d’un uniforme rouge flamboyant. Le Professeur, à la fois gêné et soulagé, m’a remercié en me disant : « Vous me sauvez mon frère. Cette dame m’a pris pour un marabout et est venue passer l’après-midi en ma compagnie, et je n’osais pas la congédier. » Il était des plus tolérants et compréhensifs avec les gens ordinaires et les plus vulnérables, mais, comme je l’ai précisé, très exigeant avec le disciple que j’étais alors. Il était d’une grande fidélité dans les relations amicales et fraternelles et allait régulièrement visiter les malades ou assister aux funérailles, même quand ils n’étaient pas musulmans ou ne l’étaient plus pour une raison ou une autre et même à des centaines de kilomètres de distance.

Le professeur Hamidullah avait une grande ouverture d’esprit qui lui permettait d’échanger avec ceux qui ne partageaient pas ses convictions comme les juifs, les chrétiens et les chiites, entre autres. Il exposait toujours sagement ses points de vue en les documentant islamiquement, sans jamais les imposer, en informant plus qu’en cherchant ouvertement à convaincre. Il les démontrait à l’aide du Saint Coran et du Hadith, mais aussi par des raisonnements simples faisant appel à la logique.

Parfois, pour démontrer ce qu’il affirmait, il savait aussi faire preuve d’obstination comme quand il exposait ses convictions concernant les heures de prière et de jeûne dans des zones anormales. Il exprimait ouvertement ses opinions quand c’était possible et anonymement quand ça ne l’était pas, parfois en utilisant des pseudonymes. Par exemple, en tant qu’apatride et réfugié en France, par prudence, il ne signait pas ses avis politiques sous son vrai nom, en particulier lorsqu’il s’exprimait sur l’Inde qui avait annexé son pays, le Hyderabad, en 1947, sur l’occupation de la Palestine par Israël (Abul-Muzaffar ou A.-N.-M. Siddiqi ou A. N. Nouruddun), ou encore sur la Turquie où il était enseignant pendant le régime laïc d’inspiration kémaliste (Abdul Haq ou Nurettin Gottlob).

De même, il camouflait sa véritable identité lorsqu’il critiquait les livres de ses confrères orientalistes et de certains écrivains non musulmans. Comme il participait régulièrement à des rencontres inter-religieuses avec des chrétiens et des juifs, il a préféré publier anonymement le petit fascicule intitulé Islam et christianisme qui est une critique comparative un peu moqueuse, et aussi plusieurs articles démontrant l’invraisemblance des croyances et des pratiques chrétiennes.

Par contre, lorsqu’il était invité à conférer chez des non-musulmans, il se montrait beaucoup plus réservé et diplomate, en observant les règles de bienséance, en ménageant les susceptibilités et en évitant les controverses et l’agitation.

Le professeur Muhammad Hamidullah était bon jusqu’à la faiblesse et évitait toute polémique à ciel ouvert. C’est ainsi qu’il ne s’est jamais érigé contre la Mosquée de Paris dont il ne partageait pas les orientations extrareligieuses et aux activités de laquelle il ne participait pas, mais où il se rendait assidûment pour assister à l’office du vendredi. De même, pas de vagues avec les organisations saoudiennes comme la Ligue islamique mondiale ou le Complexe du roi Fahd avec lesquels il avait pourtant un gros contentieux concernant l’accaparement et le dévoiement de sa traduction française du Saint Coran.

Par ailleurs, il était prêt à tout accepter, même à être exploité par des aigrefins, pour que ses écrits soient diffusés. Il désirait plus que tout être publié quel que soit le support médiatique, au point qu’on lui a parfois reproché de cautionner les opinions de ses éditeurs et de les encourager, comme ce fut le cas pour les revues La Pensée chiite de l’opposant à l’Ayatollah Khomeyni, l’Ayatollah Mehdi Rouhani, pour France-Islam de l’activiste tunisien Mokhtar Hajry, pour Le Musulman de l’Association des Étudiants islamiques censée être une émanation du mouvement des Frères musulmans ou pour La Voix de l’Islam du Tunisien Farid Gabteni…

Pour conclure sur une note positive, j’insisterai sur la grande reconnaissance et le grand respect, que dis-je la grande déférence, qu’il faut avoir pour des sommités comme le professeur Muhammad Hamidullah et pour leurs travaux. J’invite à ce qu’on entretienne sa mémoire en lisant ses ouvrages et en les vulgarisant, sans oublier de les mettre à profit en imitant le comportement quasiment irréprochable de leur auteur. Qu’Allah le récompense grandement et perpétue sa mémoire.