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La parole (kalima) peut désigner, dans la langue arabe, un terme utilisé dans un contexte précis; de même, elle peut renvoyer à une phrase, à l’image de l’attestation de foi “la ilah illa Allah”, la parole de de la foi pure.
On parle tous les jours, tout le temps. Mais combien d'entre nous réfléchissent vraiment à l'impact de leurs mots ? Cheikh Raslan consacre un petit ouvrage intitulé L'importance de la parole en islam pour rappeler que la parole n'est jamais anodine dans la religion. Elle peut élever spirituellement ou, au contraire, devenir source de péchés graves.
L'auteur commence d'abord par établir un principe fondamental : en islam, la parole n'est pas un droit absolu qu'on exerce sans conséquence. C'est en effet une responsabilité dont nous devrons rendre compte. Le prophète Muhammad ﷺ a d'ailleurs déclaré que l'homme peut prononcer une parole qui le fait basculer en Enfer sans même qu'il y prête attention.
Cette vigilance s'applique d'abord à la véracité. Mentir, même sur des petites choses, érode la confiance et corrompt le cœur. Ensuite vient la médisance, ce poison social qui détruit les relations et accumule les péchés. Le livre explique aussi les dangers de la calomnie, de la moquerie et des paroles vaines. Souvent, elles font perdre du temps sans rien apporter de bénéfique.
À l'inverse, Cheikh Raslan montre comment une bonne parole peut devenir adoration. Invoquer Allah, réciter le Coran, enseigner le bien, réconcilier les gens, consoler celui qui souffre : autant de formes de paroles qui rapprochent d'Allah et embellissent les relations humaines.
Il rappelle également que le silence constitue parfois la meilleure parole. Savoir se taire devant ce qui ne nous concerne pas, éviter les débats stériles, ne pas se mêler des affaires d'autrui : cette retenue protège ainsi de nombreux maux.
Chaque conseil présent dans L'importance de la parole en islam s'appuie sur le Coran et la Sounnah. En effet, Cheikh Raslan. Cette rigueur donne alors du poids à ses recommandations.