La mort est un drame qui frappe les familles. Pour nous, elle signifie la séparation avec un être cher, mais pour le défunt, c'est la séparation avec ses œuvres qui prennent fin, mais pas pour tous!
En effet, le défunt peut voir de bonnes actions continuer à lui être inscrites, après sa mort, sans aucune action de sa part. Pour le croyant qui souhaite le véritable bien pour celui qui vient de le quitter, c'est la meilleure façon d'honorer sa mémoire, et ce par le biais notamment des aumônes durables et des legs pieux (wagf). Il existe en réalité bien des façons d'être utile au défunt! C'est tout le but de cet ouvrage indispensable.
Votre père est décédé. Votre mère n'est plus là. Et vous vous demandez ce que puis-je encore faire pour eux maintenant qu'ils sont partis ? Walid al-Sa'dun répond à cette question dans Honorer les morts. Vous vous apprêtez à découvrir ce que l'islam permet vraiment pour bénéficier aux défunts.
Contrairement à ce que beaucoup pensent, tout ne s'arrête pas à la mort. Certaines bonnes actions accomplies par les vivants peuvent en effet continuer à apporter une récompense au défunt. L'auteur détaille ces actes en s'appuyant uniquement sur les textes religieux authentiques.
Les invocations et demandes de pardon faites pour le défunt comptent parmi les plus bénéfiques. Demander à Allah de lui pardonner, d'élever son rang au Paradis, d'alléger son épreuve dans la tombe… Ces invocations atteignent le défunt et lui profitent directement.
La visite de la tombe avec invocations fait également partie des pratiques recommandées. Non pas pour demander au mort, mais pour invoquer Allah en sa faveur. Nuance essentielle que beaucoup confondent.
Walid al-Sa'dun explique aussi comment les sadaqa données au nom du défunt lui bénéficient. Construire un puits, nourrir des pauvres, financer l'éducation religieuse : ces actes continus rapportent des récompenses qui parviennent au défunt tant qu'ils produisent du bien.
Le Hajj ou la Omra accomplis pour un défunt qui n'a jamais pu les faire sont également permis. De même, poursuivre ses legs pieux (waqf) s'il en avait établis garantit que sa récompense continue après sa mort.
Toutefois, l'auteur met en garde contre les pratiques non islamiques qui se sont mélangées avec les traditions culturelles. Offrir de la nourriture sur la tombe, allumer des bougies, faire des célébrations annuelles… Ces pratiques n'ont aucune base dans la Sunna et constituent des innovations à éviter.
Même offrir la récompense de la récitation du Coran pour honorer les morts fait débat parmi les savants. L'auteur expose les différents avis avec leurs preuves, afin que vous ayez une opinion éclairée.
Fiche technique