En matière d'obligation, les droits des parents suivent ceux d'Allah et de Son Messager. Cependant, de nombreuses personnes négligent ce droit important et n'y prêtent pas attention. Pire encore, certaines le transgressent, bien qu'Allah l'ait cité après avoir enjoint à Son adoration exclusive : « Adorez Allah sans rien Lui associer. Traitez avec bonté vos père et mère » (An-Nisa', v.36).
La bienfaisance envers les parents arrive juste après l'adoration d'Allah seul dans les textes islamiques. Pas troisième, pas quatrième. Deuxième. Cheikh Raslan ouvre son livre La bienfaisance envers les parents et les personnes âgées sur ce rappel, et il suffit de cette phrase pour comprendre que le sujet est sérieux.
Cheikh Raslan ne donne pas son avis. Il cite, il montre, il prouve. Des versets du Coran, des hadiths authentiques, des paroles des pieux prédécesseurs. Tout est là pour rappeler que la piété filiale n'est pas une valeur culturelle parmi d'autres. C'est en effet une obligation religieuse, avec des mérites précis et des conséquences réelles quand on s'en éloigne.
Obéir dans ce qui est convenable, parler avec douceur, ne pas lever la voix, être présent. Cheikh Raslan détaille ce que cela signifie concrètement au quotidien, sans idéaliser, sans alourdir. Il parle notamment de vrais comportements, de situations réelles, avec des repères tirés directement du Coran et de la Sounnah.
Le livre ne s'arrête pas aux parents biologiques. Cheikh Raslan consacre également une partie entière au respect dû aux personnes âgées, à leur honneur, à leurs droits reconnus par la charia. Un rappel qui reste d'actualité, notamment dans notre époque où les anciens sont trop souvent relégués au second plan.
Dans La bienfaisance envers les parents et les personnes âgées, Cheikh Raslan décrit aussi les conséquences de la désobéissance et de l'ingratitude envers les parents. Il n'a pas pour but de culpabiliser, mais pour que chacun mesure ce qui est réellement en jeu. Et souvent, cette simple mise en face suffit à faire réfléchir.